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Un New Deal version 2020 ?

Dernière mise à jour : 13 mars 2021

Si vous voulez devenir fortuné, cet article est pour vous ! Vous comprendrez ici les rouages d'une politique de relance, ...

Il y a quelque temps, l’équipe Grunge News a publié un article sur la potentielle crise économique qui pourrait frapper le monde à cause du coronavirus (Le COVID-19, cause d'une crise économique majeure.). A cette époque, ce n’était qu’une supposition, mais aujourd’hui, la crise économique est bien réelle et touche même les plus grandes puissances économiques mondiales comme les Etats-Unis. Depuis que la pandémie de COVID-19 a frappé les Etats-Unis, la situation économique de la première puissance mondiale est en chute libre. Faudrait-il un nouveau New Deal pour relancer l'économie ? Mais d’ailleurs, c’est quoi le New Deal ?


Domaine Public

Les années 1920 ont été surnommées les années folles. La raison ; les Etats-Unis vivaient une décennie de prospérité économique majeure et dans une certaine insouciance. Le pays entre dans une importante période de surconsommation où les Américains ne cessent d’investir sur les marchés financiers.

Malheureusement, cela n’a duré qu’un temps. Le 24 octobre 1929, Wall Street assiste à un krach boursier sans précédent. Il fait instantanément plonger les cours du New York Stock Exchange avant de toucher tous les secteurs et tous les pays industrialisés. C’est le point de départ de la Grande Dépression, considérée comme l'une des plus grandes crises économiques du XXème siècle.


En Oklahoma, une famille est forcée de quitter sa propriété lors de la Grande Dépression (Photographie : Dorothea Lange / Getty Images)

 

Le COVID-19 vs Le Krach de 1929


Depuis début mars 2020 et l'expansion à vitesse fulgurante du coronavirus (COVID-19), les mesures prises pour lutter contre ont desservi les marchés financiers. En effet ces derniers ...


 

Les États-Unis, pays où est née la crise, furent les plus touchés pendant les années qui suivirent le krach. Rapidement le chômage et la pauvreté s’installent et avec eux des famines surviennent. Le taux de chômage grimpe jusqu’à 25% en 1932 !

Cette crise a des répercussions sur le monde entier, notamment en Europe. Effectivement, les banques américaines ont des intérêts dans de nombreuses banques et bourses européennes. Pendant le krach, elles rapatrient d'urgence leurs avoirs aux États-Unis, plongeant progressivement l’Europe dans la crise. Les relations économiques internationales étant moins importantes à l’époque qu'aujourd'hui, ces répercussions mettent quelques mois à se manifester dans le monde. Ainsi la France est touchée à partir du second semestre de l'année 1930, où la crise est aggravée par la baisse des prix et des salaires. En Allemagne, le taux de chômage atteint plus de 25 % de la population en 1932, entraînant la colère du peuple. C'est en partie avec ses promesses de vaincre la crise qu’Adolf Hitler arrive au pouvoir le 30 janvier 1933. Le chaos s’installe progressivement dans le monde.

L’économie américaine souffre de déséquilibres dans la répartition des richesses et des ressources.

Pour se sortir de cette situation, le gouverneur de New York, Franklin Delano Roosevelt se présente aux élections présidentielles et n’a qu’un message à la bouche lors de ses meetings : « Il faut un New Deal ».


Franklin ROOSEVELT (source : flickr.com)

Elu en 1932 à 57,4 % des voix, face à Hoover, il lance instantanément après sa prise de pouvoir une politique interventionniste audacieuse. Elle est mise en place entre 1933 et 1938, c’est son fameux “New Deal”.

Cette politique de relance est créée pour limiter les effets de la Grande Dépression au sein du territoire. L’objectif est de soutenir les classes les plus modestes de la population, mais aussi réussir une réforme innovante des marchés financiers pour pouvoir relancer l’économie américaine, alors endormie depuis le krach de 1929.

Cette politique se développe en deux parties ; le premier New Deal / le second New Deal.

Le premier New Deal visait à une amélioration de la situation à court terme (sur les 100 premiers jours du mandat de Roosevelt). Il fallait réguler le secteur bancaire et la finance. Ainsi le président met en place des lois de réformes des banques, des programmes d'assistances sociales d'urgences, et des programmes agricoles. Dès que l’une des premières lois va être votée, des centaines de milliers de postes d'activité (re)naissent. Les jeunes sont les premiers à avoir accès à ces métiers, le but étant de les remettre en activité. Le gouvernement réalisa ainsi d'importants investissements et permit l'accès à des ressources financières. Malgré le fait que les résultats économiques ne furent pas aussi bons que ceux attendus, la situation s'améliore nettement.

Le "Second New Deal" s'étala entre 1935 et 1938 et s’appuie sur deux lois majeures : le Wagner Act et le Social Security Act.


Source : timetoast.com

Un poster du gouvernement américain de 1935 (GraphicaArtis / Getty Image)

Le Wagner Act vise à améliorer la situation des travailleurs et des salariés tandis que le Social Security Act est une réforme de l'impôt sur le revenu qui vise à réduire les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres.

L’objectif de ce second New Deal était de mettre en avant une redistribution des ressources et du pouvoir à une échelle plus large. Le gouvernement mit donc en place des lois de protection syndicales ; le Social Security Act, le Wagner Act, ainsi que des programmes d'aide pour les fermiers et les travailleurs itinérants. La seconde partie du New Deal fut bien plus coûteuse que la première, et creusa le déficit public. De plus, malgré les nombreux programmes mis en place et une amélioration de la situation, le chômage touchait encore 11 millions d'Américains en 1938 (15% de chômeurs).

Ce n'est qu'à partir de 1941, avec l’entrée en guerre des Etats-Unis que le pays va réellement pouvoir se redresser économiquement en relançant l’ensemble des secteurs d’activités et en faisant très largement baisser le taux de chômage.

Aujourd’hui encore certains programmes du New Deal sont toujours actifs, comme la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) ou le Social Security System.

Aujourd'hui, avec le COVID-19, les Etats-Unis sont touchés de pleins fouets par la crise économique. 20,5 millions d’emplois ont été supprimés au seul mois d’avril 2020. Un triste record ! Jamais le pays n’avait été contraint à supprimer autant de postes en si peu de temps. Le taux de chômage actuel est similaire à celui des années 1930 ! Il y a aujourd'hui plus de 41 millions de nouveaux chômeurs depuis mi-mars alors qu’avant la pandémie, ils n’étaient que 1,7 millions. Pour pallier au mieux à la situation, 669 milliards de dollars ont été débloqués pour aider les PME à surmonter la crise. Les droits au chômage ont aussi été étendus à certaines personnes qui ne pouvaient, avant, pas y prétendre.

Cas, par millions d'habitants, de personnes atteintes du COVID-19 aux Etats-Unis et par Etats (Creative Commons)

Le maître de conférences à l’université Paris 2 exprime son opinion sur la situation :

“Les États-Unis sont encore dans l’action, avec toujours entre 700 et 1 000 morts par jour. La politique n’est pas encore ce qui préoccupe les gens, ils veulent d’abord sortir de la crise sanitaire”.


Au moment de passer la barre des 100 000 morts dû au coronavirus aux Etats-Unis, le décès de l’afro-américain George Floyd a provoqué un ensemble d’émeutes anti-racisme dans les plus grandes villes du pays avec des dégâts considérables. Le nombre de morts du COVID-19 ne fait que grimper chaque jour, les émeutes violentes s'étendent sur l’ensemble du territoire et avec le taux de chômage qui ne fait qu’accroître de jour en jour, rien ne favorise une relance économique. Comment les Etats-Unis vont-ils gérer leur économie ? Un New Deal serait-il de la partie ?

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