top of page

L'école n'est pas si proche !

Que ce soit en France ou bien dans d’autres régions du globe, la rentrée approche à grand pour tout le monde. L’équipe Grunge News a alors décidé de revenir de sa courte pause estivale avec un article qui met en lumière les problèmes d’accès à l’éducation dans le monde.

Le 3 septembre 2020, en France, 12 millions d’élèves français feront leur retour en classe. Alors qu’en France l’accès à l’éducation est obligatoire et est valorisé par le gouvernement, ce n’est pas le cas dans tous les Etats. Nous allons donc aborder avec vous QUI n’a pas ce droit d’apprendre, pourquoi et comment ces problèmes évoluent. Bonne lecture…

Un accès à l’éducation est primordial pour tout être humain afin qu’il puisse évoluer vers la voie qu’il désire dans l’objectif de contribuer à la vie de son pays. Un droit qui parait en Occident, évident, or avec de simples recherches vous vous rendrez rapidement compte de la difficulté qu’ont certains enfants à obtenir une éducation (correcte).

Ces 10 dernières années, l’accès à l’éducation dans le monde est passé de 84 à 89% en primaire et de 59 à 73% dans le secondaire. Cette évolution est encourageante pour les ONG (Unesco, Unicef) qui se battent pour la scolarisation de tous les enfants. En 2000, les Nations Unies ont fixé les « objectifs du millénaire ». L’un d’eux était de se battre pour l’éducation primaire accessible à tout individu. Cependant il y a encore aujourd’hui plus de 57 millions d’enfants qui n’ont pas accès à ce niveau d’éducation mais le combat continue et est sans relâche.

Le problème étant que ce nombre est concentré dans seulement certaines régions du monde, creusant ainsi d’importantes disparités de développement entre les pays.





Dans les pays développés, 88% des enfants ont accès à l’enseignement dès la maternelle, tandis qu’en Afrique et dans les États du monde Arabe ils ne sont que 20 et 25%.

Concrètement c’est seulement 54% des enfants avant 5 ans qui ont accès à l’éducation. Pour l’enseignement primaire, les chiffres sont encore plus choquants ! L’immense majorité des jeunes qui n’y ont pas accès vivent dans les pays en développement (55 millions d’enfants sur les 57 millions). Les pays les plus touchés sont l’Afrique subsaharienne (30 millions d’enfants ne sont pas accueillis dans les établissements scolaires) puis l’Asie du Sud et de l’Ouest (10 millions).

Enfin, pour les études secondaires, 100% des jeunes sont scolarisés dans les pays développés contre 41% en Afrique subsaharienne.



Carte de la Non-scolariation dans le monde en 2016


Il est aisé de comparer à l’aide de ces 2 cartes qu’effectivement les pays les moins développés sont plus amenés à discréditer, voire interdire l’accès à la scolarisation.

Même si les chiffres ont nettement augmenté depuis les années 2000, les inégalités sont encore présentes entre les pays et les adolescents du monde. Par exemple, la qualité de l’éducation dans certains pays laisse à désirer. Les professeurs sont bien souvent en sous-effectifs par rapport au nombre d’élèves, le matériel nécessaire à une bonne évolution de l’enfant dans sa scolarité n’est pas à la disposition de tous, l’accès à l’eau et l’électricité dans les écoles est parfois compliqué, le chemin pour se rendre à l’école est long et semé d’embûches, … Nous retrouvons ces problèmes dans de nombreux pays d’Afrique.

C’est de cette manière que nous pouvons observer que des enfants de régions du globe différentes n’ont pas un accès similaire à l’éducation. Dans les pays en développement (ex : Niger), l’apprentissage des jeunes n’avance pas de la même manière que dans un pays développé (ex : France).

Salle de classe dans une école au Burkina Faso

Ces dernières années, les pays qui ont le plus réduit le nombre d’enfants non-scolarisés sont le Rwanda (93%), le Laos (91%) et le Vietnam (85%). Cela marque une importante évolution dans le développement de ces Etats.


 

Seulement, qui a et n’a pas accès à l’éducation dans les pays en développement ? Pour qui s’applique ces inégalités ?


Malheureusement, au-delà du combat pour l’accès à l’éducation, les ONG doivent aussi se battre contre les inégalités de manière plus générale au sein des pays en question. Or nous pouvons remarquer que le taux de scolarisation des filles est nettement inférieur à celui des garçons. Elles sont plus de 10 millions dans le monde à être mariées de force alors qu’elles ne sont que des enfants. Ainsi, les grossesses les empêchent de pouvoir suivre leurs études correctement. De plus, dans de nombreux pays la vision du rôle de la femme est toujours celle de la femme au foyer. Dès leur plus jeune âge les filles sont gardées à la maison pour aider leur mère et pouvoir ensuite devenir ce qui est appelé une “bonne épouse”.

Aujourd’hui plus de 650 millions des femmes ont déjà été mariées avant leurs 18 ans.


Mariage forcé jeune femme de 17 ans avec homme de 92 ans


De plus, la pauvreté de certains foyers peut obliger les parents à ne scolariser qu’un seul de leurs enfants. La famille choisit dans la grande majorité des cas, vous l’aurez deviné ; le fils ! Ainsi, dans certains pays comme en Chine ou en Inde, avoir une fille n’est pas toujours une source de joie pour les parents. Ainsi de nombreux nouveaux nés sont systématiquement tués à la naissance.

Pourtant l’éducation des filles est primordiale. Si elles arrivent à accéder aux études, elles auront logiquement plus de chances d’obtenir un travail avec un revenu correct et ainsi augmenter leur niveau de vie. De plus, elles pourront faire évoluer les mentalités au sein de leurs communautés en promouvant l’accès à l’éducation.

Internat pour filles à Bairabi en Inde


Heureusement, depuis quelques années des œuvres sont mises en place pour lutter contre ces inégalités des sexes. En Inde des internats sont construits uniquement pour les jeunes filles. Certaines venant de minorités ethniques sont même logées et scolarisées gratuitement. Toutes ces initiatives permettent de leur assurer un avenir meilleur et ainsi assurer le développement du pays.

Pour toujours permettre l’enseignement ouvert à tous, des organisations comme l’Unicef, l’Unesco, IIPE (Institut international de planification de l’éducation créé par l’Unesco en 1963) et bien d’autres encore se battent sans arrêt ! Leur objectif est compliqué à atteindre mais des stratégies sont mises en place pour lutter. Tout comme l’Inde, ces organisations essayent de diminuer autant que possible les coûts de l’éducation aux familles.

La Directrice de l’IIPE, Suzanne Grant Lewis s’explique :

« Dans certains pays où les inégalités sociales sont profondément ancrées, une action positive comme l’application de quotas ou des systèmes de bonus peut être nécessaire pour améliorer l’accès à l’éducation des groupes sous-représentés, même si ces mécanismes sont controversés »

D’autres organisations et œuvres caritatives, moins connues, font aussi leur possible pour rendre l’accès à la connaissance, un accès ouvert à tous !

Pour n’en citer que quelques-unes : AIDE, L’Association d’Aide à l’Humanitaire – AAH, Toutes à l’école, …


Vous l’aurez compris, l’accès à l’éducation est bien souvent bafoué dans d’importantes régions du globe et, malgré des avancées permises par les ONG et associations, le taux d’enfant non-scolarisé est encore trop grand ! De plus les disparités des sexes et le manque de moyens ne font qu’accentuer le problème. Le monde de la scolarisation pour tous est en constante évolution mais il n’est pour le moment, pas envisageable de relâcher les efforts faits pour ces avancées !



 

Vous aimerez aussi :




Depuis plusieurs jours, le monde entier se soulève, pour demander justice à George Floyd et à toutes les autres victimes d’actes racistes du genre, mais surtout pour défendre l’égalité des droits civiques.

Mais comment le pays considéré comme le plus puissant du monde a -t -il pu atteindre un tel niveau de haine et de violence envers certaines communautés ?



 



Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Ulrich : Je m’appelle Ulrich, élève en Terminale, à Saint-Brieuc. J’ai 19 ans, je suis passionné par la musique, le théâtre et le cinéma.

Étienne : Moi c’est Étienne, 32 ans, bénévole dans une association qui aide et accompagne les jeunes réfugiés en ...



Pour commenter cet article, inscrivez-vous / connectez-vous à votre compte Grunge News (en haut à droit de votre écran) !

Commentaires


bottom of page