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Jumo, artiste électro de la French Touch

Vous avez sûrement déjà entendu parler de Jumo, ce jeune prodige de l'électro français ! Signé chez le label Nowadays Record qui a déjà vu passer Fakear, La Fine Equipe, LeMarquis, ...

Alors que son premier album "Et le vent ?" vient de sortir, Jumo nous accorde un moment pour une interview exclusive...



Pouvez-vous vous présenter ?

Hello, je m’appelle Clément, et je fais de la musique électronique sous le nom de Jumo depuis 6 ans



D’où vient votre nom de scène « Jumo » ?

C’était à la base une sorte d’avatar, un double de moi même qui me permettait de raconter une histoire à travers des images et de la musique.



Comment avez-vous découvert votre passion pour la production musicale ?

J’ai commencé par faire de la batterie dans un groupe au collège / lycée, mais j’ai vite été attiré par les synthétiseurs et l’ordinateur comme outil de production. Je n’avais pas accès à la composition en tant que batteur, pourtant j’avais envie d’ écrire de la musique autre que des parties rythmiques mais je ne connaissais pas d’autres instruments, j’ai donc commencé à utiliser mon ordinateur pour écrire quelques lignes que j’utilisais avec le groupe, puis j’ai vite fait des morceaux, ça m’a plu, donc j’ai continué dans cette direction, avec par la suite, des machines, et des synthétiseurs.



Quelles sont vos inspirations musicales ?

Pendant l’album j’ai pas mal écouté Koudlam, Battles, Rone ou Bicep, mais j’écoute depuis longtemps des groupes comme Atom for Peace, Son Lux, Royksopp ou Aphex Twin



Est-ce qu’une période telle que le confinement que la France a vécu, vous permet d’avoir davantage d’idées pour vos productions ?

Oui et non, cette période était tout de même assez anxiogène, on ne savait pas trop où tout ça allait, pour ma part c’était assez difficile de me focaliser sur la musique, même si j’ai profité des moments plus légers pour composer et tester de nouvelles choses, j’ai aussi eu beaucoup de travail pour finaliser l’album qui est sorti juste après la fin du confinement, que ça soit pour les clips, la promo et les réseaux.



Comment qualifiez-vous votre style musical ?

C’est difficile pour moi de le qualifier car j’explore de nouveaux horizons à chaque nouvel ep ou album, ce qui est sûr c’est que c’est de la musique électronique, j’aime bien y ajouter le terme de tension et de mélancolie positive, mais pour cet album j’oscille entre la pop, et la musique club.



Quels sont les outils que vous utilisez lorsque vous êtes en studio ?

Je compose essentiellement en dehors du studio, sur un très petit laptop que j’emmène en voyage et un peu partout avec moi, juste pour poser des idées et quelques sons enregistrés sur place, quand je vais au studio c’est pour ordonner toutes ces idées et utiliser mes synthés et boites à rythme. Je rejoue ces idées  avec mon matériel et je structure les morceaux.


Quelles sont les premières étapes lorsque vous produisez une musique ?

Je pense avoir répondu dans la question précédente ;) 



Le nom de votre premier album est « Et le vent ? », pourquoi ce titre ?

C’est une notion qui revient souvent dans les textes que j’écris et qui ont pu illustrer certains des morceaux de l’album à travers des vidéos où j’ai projeté ces textes dans des environnements plus ou moins neutres. C’est devenu quelque chose d’assez important pour moi, quelque chose qui permet aux instants de se figer, quand je prête attention au vent, tout s’arrête et j’ai l’esprit enfin libre. comme une sorte de méditation où d’un coup on peut se recentrer sur l’essentiel, et sortir un peu de cette communication continue, c’est un état important pour moi que je matérialise à l’écrit par ça, par le vent mais aussi par d’autres éléments qui me permettent cet état comme la mer, là où je vis la moitié de mon temps. 



Que représente la cover de votre album « Et le vent ? » ?

On y voit une chaise photographiée dans mon salon, avec un texte projeté : « Et le vent ? »

Le vent est difficilement représentable, encore moins en intérieur. Le ramener à côté de cette chaise créée un espace paisible propice à une certaine disponibilité. Comme pour les clips, j’ai voulu mettre en relation des mots avec un contexte. Ce décor est tout à fait différent du sens soulevé par le texte mais l’ensemble doit créer une interrogation, un sens nouveau, et je préfère laisser chacun s’y projeter.


Comment décririez-vous en 3 mots votre album ?

ET LE VENT ;)




Dans vos musiques et clips, on peut penser que les relations humaines vous inspirent, est-ce vrai ? Si oui, pourquoi ?

Depuis le début j’avance très entouré, j’ai créé un collectif à peu près en même temps que le projet Jumo, on a avancé ensemble pour les clips et pour la scénographie. Au-delà de ça, les rapports humains me touchent et m’inspirent, c’est quelque chose qui m’intrigue depuis toujours tout en étant mon moteur, la vidéo et le morceau « Les Autres » en rendent compte. C’est aussi une façon de remercier les gens qui t’entourent, ceux qui font ta force et qui te permettent de faire tout ça, car sans eux il n’y aurait rien.



Que pensez-vous de la place de la place de la femme dans le milieu de la musique électronique ?

Il se passe quelque chose aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de femmes enfin considérées pour LEUR travail, et qui sont misent en avant, en tout cas dans mon entourage, mais on est encore loin d’une réelle équité. Et ça va de même pour les autres métiers de la musique, où comme partout, les disparités de salaires parlent d’elles mêmes. Il y a encore trop d’aprioris sur ces postes qu’on attribue trop facilement aux hommes et qui font que les femmes ne sont pas prises par tous au sérieux.



Comment voyez-vous l’industrie de la musique électronique évolué dans les prochaines années ? L’underground d’aujourd’hui pourrait-il devenir le mainstream de demain ?

Je pense que l’underground joue depuis longtemps avec les frontières de la pop, la musique alternative utilise des codes qui lui offrent une place de choix dans les médias, mais je ne pense pas que ça soit nouveau. Je pense que si la musique underground d’aujourd’hui évolue vers une musique plus mainstream, une nouvelle scène underground la remplacera, et ainsi de suite.



Comment voyez-vous votre style musical évoluer dans les prochaines années ? 

Je pense faire évoluer mon style musical de moi même, je n’ai pas reproduit le même schéma entre chaque EP ou album, mais je ne suis pas capable de dire ce que je ferai dans un an ou deux !



-Grunge News vous remercie de votre collaboration-


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