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Crise des sous-marins ; le résumé

Pour ce nouveau Point Culture, nous voulions revenir sur la crise diplomatique qui touche actuellement la France, un résumé s'impose :

Tout commence en 2014 lorsque l’Australie se décide à remplacer ses sous-marins de la classe Collins pour des sous-marins à propulsion conventionnelle d’une longueur de 97 mètres pour 15 mètres de hauteur et 8.8 mètres de largeur. Plusieurs pays répondent à cette offre ; la Suède, l’Espagne, l’Allemagne, le Japon et bien sûr, la France.


Des sous-mariniers à bord d'un sous-marin français, à Toulon. (crédit : Martin Bureau / AFP)

Ces pays doivent donc être capables de fournir à l’Australie des vaisseaux pouvant se déplacer à une vitesse de 20 nœuds et pouvant s’immerge à 350 mètres de profondeur. Ceux-ci devront aussi être en capacités d’opérer sur quatre fronts.


  • La lutte anti-sous-marine grâce aux torpilles et mines.

  • La lutte anti-aérienne grâce à des missiles antiaériens

  • La lutte anti-navire grâce à des missiles anti-navires

  • La lutte terrestre grâce à des missiles de croisière


C’est donc en 2016, que la France et l'Australie signent ce qu’on a appelé le “contrat du siècle“. La France avait pour objectif de livrer à la marine australienne 12 sous-marins à propulsion conventionnelle. Entre 2016 et 2017 divers engagements intergouvernementaux sont ratifiés par les 2 pays alliés. Des engagements sont pris, ils impliquent de grands fonds budgétaires et une vision du contrat sur le long terme. Le début de la fabrication des sous-marins est établi pour 2021 pour une mise en service aux alentours de 2030. Le dernier sous-marin produit devrait sortir 2050 pour naviguer jusqu’en 2085 !


Trois ans plus tard, le 11 février 2019, tout se passe pour le mieux. A Canberra (capitale de l’Australie), est signé un accord de partenariat stratégique pour une durée de cinquante ans. La société française Naval Group s’occupe de la construction des sous-marins.


Quelques mois plus tard la Ministre de la Défense Australienne, Linda Reynolds, est l’invitée du président de la République, Mr.MACRON. A ce moment-là le président réaffirme l’appui de la France au contrat et cela scelle une alliance essentielle entre les deux nations, autour de l’axe Indopacifique.


Emmanuel Macron et l’ancien Premier Ministre australien Malcolm Turnbull sur le pont d’un sous-marin de la marine australienne, à Sydney, le 2 mai 2018. (crédit : BRENDAN ESPOSITO / AFP)

La France est en bonne voie pour fournir ces sous-marins de hautes technologies à l’Australie. L’économie navale militaire serait prospère et de nombreux emplois seraient créés pour les années futures, jusqu’en 2050 au moins ! C’était sans compter l’annonce du 15 septembre 2021.

Le Premier Ministre australien, Scott Morrison, annonce la signature d’un accord tripartite sur la défense, intitulé AUKUS, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour combattre l’influence de la Chine dans la région Indopacifique. Cette nouvelle rompt brutalement le contrat avec Naval Group. La France n’aurait en aucun cas été mise au courant de ce projet secret que formaient 3 de ses alliés. Un "coup de poignard dans le dos", dénonce l'ambassadeur de France en Australie.


L'Australie a donc opté pour des appareils à propulsion nucléaire qui seront conçus avec les technologies américaines et britanniques. Scott Morrison se justifie de ce bouleversement : "La décision que nous avons prise [...] n'est pas un changement d'avis, c'est un changement de besoin".


L’affaire prend rapidement une tournure médiatique et entraîne des réactions du côté français. En effet le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian évoque lui aussi que c’est “un coup dans le dos“ et que "Ça ne se fait pas entre alliés". Le président décide aussitôt de rappeler les ambassadeurs en Australie et aux Etats-Unis pour des consultations. La France n’a pas demandé le retour à la métropole de l’ambassadrice du Royaume-Uni puisque la France aurait jugé que le pays a accepté d’accompagner l’annulation du contrat du siècle “de manière opportuniste“ et qu’ils ne sont pas les premiers responsables. C’est aussi une manière de mépriser l’action du pays, Jean-Yves Le Drian expliquait aussi : “De plus, la Grande-Bretagne dans cette affaire, c’est quand même la cinquième roue du carosse“.


Image via maroc-diplomatique.net

Depuis, jeudi 23 septembre, Emmanuel Macron et Joe Biden se sont entretenus au téléphone afin d’évoquer cette crise. Ils promettent finalement de rétablir la confiance entre Paris et Washington.


 
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